«Celui qui fait tout le parcours connaitra mieux la ville que beaucoup de Biennois.» Matthias Grütter, Concepteur de Parcours BielBienne.
«Wer den ganzen Parcours absolviert hat, kennt die Stadt wohl besser als viele Einheimische» Matthias Grütter, Gründer des Parcours BielBienne.
Image: Peter Samuel Jaggi


Medienspiegel · Revue de presse

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24.12.2020

Bienne la Rouge célébrée

PHOTO Le guide touristique Matthias Grütter publie une série de cartes postales consacrées au modernisme omniprésent dans la cité seelandaise. Il y livre son amour d'une architecture épurée et ancrée dans l'Histoire.

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Par Maeva Pleines

L'idée de se pencher sur l'architecure Bauhaus germe en 2019, alors que le monde fête le centième anniversaire de ce courant artistique moderne, sobre et foncionnel. «Il y a deux villes de référence pour observer ce genre de constructions: Tel Aviv et Bienne! Malgré ce riche patrimoine, les autorités locales ne semblaient pas s'empresser pour marquer l'événement. Un manque d'intérêt grave, à mon sens.» Matthias Grütter prend alors les choses en main en créant son «ArchitecTour», une visite guidée de la cité seelandaise sur les traces des bâtiments les plus chargés d'Histoire.

«Je suis touché par la beauté des immeubles, mais aussi par ce qu'ils racontent, car nos rues sont les témoins privilégiés de notre passé», souffle le guide passionné. Pour illustrer l'evolution de la ville, celui-ci présente à ses clients des photos anciennes glanées dans diverses brocantes et marchés. «J'ai pu constater l'enthousiasme des touristes pour le visuel. C'est ce qui m'a donné envie de créer mes propres cartes postales. D'autant qu'il manque clairement de clichés de la Bienne contemporaine, en dehors des photos convenues du lac ou de la vieille ville.»

Perfectionniste et patient

Muni de son inséparable vélo, le quinquagénaire se lance alors dans une traque aux lieux emblématiques. «Il n'était pas rare d'attendre une demi-heure, voire plus, pour faire une photo parfaite, sans voiture ou avec le soleil sous l'angle exact souhaité», sourit-il. Souvent couché par terre – par exemple pour mettre en valeur les toits caractéristiques du Bauhaus – il 'nétait pas rare qu'on le regarde de travers. «Allongé sur la place Centrale, des passants bien intentionnés m'ont par exemple demandé si j'avais besoin d'aide», pouffe-t-il.

Il se rappelle aussi avoir tenté différentes approches pour immortaliser le débarcadère de l'Ile-St-Pierre de manière satisfaisante. «Finalement, j'ai

décidé d'attendre un jour ensoleillé et sans vent pour y aller en stand-up paddle, afin d'avoir un reflet parfait de l'eau.» Toujours attentif aux détails, il présente sa série de huit salles d'attente d'anciens trams en précisant les avoir capturées juste après des rénovations. «J'ai ainsi pu les illustrer sans aucun tag: une petite fierté car, à Bienne, ils apparais-sent vite.»

Etalant ses 34 cartes postales sur la table, l'oeil de Matthias Grütter scintille: «Avec cette compilation, on constate mieux la quantité et surtout la qualité du patrimoine biennois! Car, outre mon amour pour la photo, mon objectif est aussi de réhabiliter la cité seelandaise», confie ce Soleurois de naissance «mais Biennois de coeur». En effet, lors de ces visites guidées, il a été surpris de découvrir des idées reçues persis-tantes: «On m'a par exemple demandé où étaient le quartier romand et la zone alémanique ... ou encore si l'on osait sortir tard le soir.»

La sobriété est la clé

Selon Matthias Grütter, ses clichés pourront intéresser les Biennois comme les touristes grâce aux qualités de l'architecture. «La beauté du Bauhaus tient dans son minimalisme. La fonction définit la forme. Il y a par exemple beaucoup de fenêtres, car les gens ont besoin de lumière pour être en bonne condition. Ce sont des constructions pour les ouvriers qui, contrairement au style Belle époque, ne s'alourdissent pas de chichis.» Sensible à la pureté de l'art, cet esthète cite ainsi Miles Davis: «En musique, les notes qu'on ne joue pas sont aussi importantes que celles que l'on joue. C'est la même chose en architecture. En tout cas pour le Bauhaus.»

Non sans enthousiasme, il précise que d'autres photos sont déjà prêtes à être imprimées, dont une série très sobre et stylisée de cages d'escalier. «Avant de les publier, je vais commencer par m'assurer que les exemplaires déjà publiées se vendent», rigole-t-il. Selon les retours actuels, il semblerait que ses cartes reçoivent un bon accueil à la librairie Lüthy et au bistro Farel, où elles sont actuellement disponibles.

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Interview du 18.12.2020

Matthias Grütter propose depuis 2018 des visites guidées pour découvrir la cité seelandaise autrement.
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28.05.2020    Édition n° 23/2020

Bienne, la bâtisseuse

Flâner dans les différents quartiers de la capitale mondiale de l’horlogerie permet de s’offrir un joli condensé d’histoire de l’architecture – allant de la Renaissance à la période contemporaine en passant par l’Art déco et le style Bauhaus.

Texte Pierre Wuthrich

1. Une cité médiévale bien vivante

Petite, mais ô combien charmante, la vieille ville de Bienne mérite une attention toute par­­ticulière. Relativement caché et à l’écart des flux, le vieux bourg a longtemps été l’oublié d’une ­urbanisation galopante et est par conséquent magnifiquement ­préservé. Ainsi, il est encore possible par endroits d’observer le parcellaire médiéval, que l’on reconnaît aux maisons hautes et très étroites. C’est par exemple le cas sur la très harmonieuse place du Ring, où les maisons à encorbellement datant du tout début du XVIIe siècle rivalisent d’élégance. Ancienne place des corporations, elle abrite aujourd’hui un artisan horloger, un chocolatier ou un fleuriste indépendants. Mais aucune chaîne ­internationale. Car ici, le caractère local prédomine encore, malgré une légère boboïsation du quartier, qui se ­traduit par des ravalements de façades réussis, mais aussi par des hausses de loyers.

À deux pas, l’ancien hôtel de la Couronne est un bel exemple d’architecture Renaissance. Construit en partie avec la pierre jaune d’Hauterive, un matériau luxueux, il impressionne encore par ses dimensions. De là, il vaut la peine de flâner dans les ruelles pavées de la vieille ville et d’observer les fontaines du XVIe siècle aux fûts richement colorés, d’admirer les arbres remarquables du parvis du Temple allemand et enfin de s’attar­der à l’une des nombreuses terras­ses, comme celle du restaurant coopératif Saint-Gervais donnant sur une charmante petite place. Datant de 1577, le bâtiment appartenait autrefois à l’abbaye de Bellelay.

Encore une chose: on évitera de visiter la vieille ville les lundis, la plupart des cafés et magasins étant fermés. Quand le coronavirus ne rôde pas, la cité est au comble de l’animation le premier vendredi de chaque mois. Durant ces «First Fridays», le quartier accueille concerts et spectacles jusque tard dans la nuit.

2. Là où bourgeois et ouvriers se font face

Quittons la vieille ville pour découvrir la cité plus récente. L’euphorie des Trente Glorieuses a, comme c’est souvent le cas en Suisse, eu raison des constructions du XIXe siècle. Heureusement, il en reste, entre deux verrues architecturales, quelques beaux exemples dans la rue de ­Nidau, mais surtout le long du quai du Bas. Ici, médecins et notaires se sont installés dans des ­demeures richement décorées donnant sur la Suze. Bordé d’arbres, le canal est aussi un ­plaisant but de promenade.

Malgré ce quartier bien conservé, c’est avec son architecture du XXe siècle que la ville brille loin à la ronde. Place du Général-Guisan, deux mondes se font par exemple face. D’un côté, l’hôtel Élite en pierre jaune d’Hauterive et à la façade Art déco accueillait dès son inauguration en 1930 les patrons des manufactures hor­logères et leurs invités. Juste en face et datant de la même époque, la Maison du Peuple en brique rouge rappelle le caractère ouvrier de la cité tout en rendant hommage au style Bauhaus. L’un et l’autre bâtiment a gardé les mêmes fonctions initiales, même si les chambres de l’hôtel ont perdu leur substance d’origine. Ainsi, la rotonde de la Maison du Peuple est toujours une brasserie réputée et la grande salle à l’arrière séduit par la sobriété de ses lignes.

Non loin de là, on n’hésitera pas à reprendre des forces au café Odéon, un ravissant établissement de 1930 aux banquettes ­recouvertes de velours rouge et aux tapisseries florales d’époque. Puis vient le clou de l’architecture du XXe siècle: le Palais des Congrès. Construit dans les ­années 1960 par l’architecte biennois Max Schlup, cet ensemble moderniste est reconnaissable entre mille par sa vague de béton accueillant des salles de conférences ainsi que sa haute tour évoquant Brasília et dans laquelle travaille l’administration de la ville. Pour admirer le bâtiment de l’intérieur, une seule solution pour le quidam: se déshabiller et faire quelques longueurs dans la ­piscine couverte du complexe. Si possible sur le dos, histoire de mieux contempler l’espace et le plafond.

3. Entre minéral et végétal

Bienne a fait son grand saut dans l’architecture contemporaine avec le nouveau campus du groupe Swatch, livré en 2019. Se composant d’une sorte de serpent à grandes écailles blanches prenant de la hauteur pour venir chapeauter un bâtiment de verre posé sur des arches de ­béton, l’ensemble est signé Shigeru Ban, lauréat du prestigieux Pritzker Prize, le ­Nobel de l’architecture.

Entre les bureaux Swatch et la manufacture Omega – tous deux fermés au public –, la Cité du Temps est la seule partie du campus accueillant des visiteurs. Au premier étage, le Musée Omega retrace l’histoire de la marque à travers différents modèles et affiches publicitaires. Au ­deuxième étage, voici le monde coloré de Planet Swatch, qui présente plusieurs ­milliers de modèles dont la première collection. Ici aussi, le visiteur joue un rôle actif et est invité à pédaler sur un vélo pour faire défiler les montres ou à créer sa propre Swatch, qu’il recevra ensuite par la poste dans les deux ou trois jours. Qui ne veut pas attendre si longtemps pourra tester à l’extérieur le premier drive-in du monde permettant d’acheter des montres…
         juin 07 2020

    Deux jours à la découverte de Bienne

by Valentine

Bienne n’est pas forcément LA ville de Suisse à laquelle on pense en premier pour aller passer un week-end. Et pourtant ! Bienne n’est pas uniquement la plus grande ville bilingue de Suisse et le berceau de l’industrie horlogère helvétique. Depuis quelques années, la ville connaît un nouvel élan avec l’ouverture de jolies boutiques et de charmants cafés qui donnent une seconde jeunesse à Bienne et la rend très attractive.

De par sa culture horlogère (encore aujourd’hui, des grandes marques telles que Swatch ou Omega, ont leur siège à Bienne), Bienne a une image de ville industrielle. Vous serez donc étonnés de découvrir son bourg médiéval parfaitement conservé au coeur de la ville. Un endroit authentique où se mêlent jolies places, charmantes terrasses et petites boutiques indépendantes.

Le Bauhaus, mouvement fondé en 1919, est très présent dans l’architecture biennoise. Il existe peu de villes dans le monde avec une aussi grande concentration de bâtiments de style Bauhaus que la ville de Bienne.

Mais le Bauhaus, c’est quoi ?

Le Bauhaus est d’abord une école des arts et métiers en Allemagne. Devenu par la suite un courant artistique, le Bauhaus s’applique à l’architecture, le design mais aussi à la photographie, la danse et le costume. On reconnaît l’influence Bauhaus par des lignes épurées ainsi que l’utilisation de formes très géométriques. Le Bauhaus prône une symbiose entre l’esthétique et la technique. En architecture, l’utilisation du verre et de l’acier sont privilégiés pour donner vie à des bâtiments sobres et fonctionnels.

Pourquoi le modernisme est-il si important dans l’architecture biennoise ?

C’est sûrement grâce à une série d’événements qui se sont bien imbriqués les uns avec les autres. En 1919, l’école du Bauhaus est fondée. Guido Müller un social-démocrate, fervent défenseur du

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Valentine et son blog Awwway.ch

modernisme, devient le maire de la ville de Bienne en 1921. En 1923,  la gare de Bienne est déplacée et laisse derrière elle un terrain à bâtir de 90’000 m2. Le maire de la ville décide alors de faire construire des quartiers entiers dans le style Bauhaus.

ArchitecTour

L’ArchitecTour permet de découvrir de manière autonome le modernisme à Bienne à travers un peu plus de 30 stops. Une visite à faire à son rythme, accompagnée d’un dépliant rempli d’informations concernant le courant artistique et les différents bâtiments devant lesquels nous nous arrêtons. Une belle balade pour voir la ville sous un autre jour.

Informations sur : www.parcours-bielbienne.ch, d’autres parcours et thématiques sont également proposés.

19.05.2020
Bienne: Bauhaus, gastronomie et nature

Blog de Morgane Schaller

Ahh je l’attendais cette collaboration ! J’avais depuis longtemps l’espoir secret de vous faire découvrir ma Bienne chérie. Celle dans laquelle j’ai étudié (école de commerce de la Rue des Alpes, de 2015 à 2018) et travaillé (stages et premier job dans l’horlogerie). Largement sous-estimée par nous, romands, la capitale du Seeland a de nombreuses cordes à son arc. Un exemple de son dynamisme ? Bienne propose tout au long de l’année des événements culturels à résonance nationale, voire même internationale. Pour n’en citer que deux: le festival du film français d’Helvétie a lieu chaque année en septembre. Les journées photographiques de Bienne, quant à elles, rassemblent artistes & amateurs d’art durant trois semaines au mois de mai.


Bienne Bauhaus


Matthias nous attend dans le hall de l’hôtel Elite. Il nous prévient: il a loué des vélos. Parfait, nous visiterons donc la Bienne Bauhaus sur un deux roues. Avant de partir, il nous explique rapidement le concept de parcours qu’il a lancé il y a quelques années: chasse aux trésor, Bienne de nuit, jeu de piste. L’offre est vaste et accessible à tout le monde. Pour célébrer les 100 ans du Bauhaus, il propose depuis cette année l’ArchitecTour, qui a pour but de faire découvrir des bâtiments emblématiques de ce mouvement.

Mais pourquoi le Bauhaus est-il si présent à Bienne? En 1921, Guido Müller, maire socio-démocrate, décide de moderniser le centre de la ville. Fortement influencé par ce nouveau mouvement, il choisit de construire le secteur de la gare, déplacée à son emplacement actuel en 1923, en suivant à la lettre les principes du Bauhaus. Pas d’ornements superflus, fonctionnalité, matériaux neutres, minimalisme, la Bahnhofstrasse de Bienne est un exemple unique de cette école résolument design. Il suffit de lever les yeux pour apprécier la beauté et la simplicité de cette architecture.

Des bâtiments et des histoires

Nous nous arrêtons devant de nombreux bâtiments, que je connaissais déjà, mais dont j’ignorais l’histoire. Ce parcours me permet

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Morgane Schaller, cabinet de curiosités

d’avoir un autre regard sur la ville. Je contemple la façade bleue de la “Jurahaus”, repeinte à l’identique de sa couleur initiale. Je photographie les formes généreuses et arrondies de l’ancien arrêt de tram de la Place du Jura. Même la cage d’escalier de la bibliothèque municipale est photogénique !

Nous déposons nos vélos pour mieux regarder le Palais des Congrès. Une verrue pour certains, une prouesse architecturale pour Matthias qui nous raconte son histoire avec beaucoup de passion. Max Schlup, le concepteur, voulait allier horizontal et vertical, et surtout héberger sous un même toit corps et esprit. Le Palais des Congrès fut inauguré en 1966 après 5 ans de travaux, et abrite encore aujourd’hui piscine municipale, bureaux de la ville et salle de spectacle.

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27.05.2020
Après le Bauhaus, Matthias fait son cinéma
Bienne   En dépit de la pandémie, un nouveau jeu de piste a été imaginé par Matthias Grütter, désireux de faire découvrir une ville dont il raffole.
TEXTE ET PHOTO Vincent Donzé

Guide autoproclamé, avec son chapeau de paille et sa bécane noire, Matthias «Dadais» Grütter a fait de Bienne son terrain de jeu, sans soutien d'aucune sorte. Il a commencé par son «Parcours Biel-Bienne», entièrement dédié au Bauhaus. Initiative couronnée de succès.

Son parcours jalonné d'énigmes a trouvé son public, à 19 francs par participant, pour trois heures de promenade guidée. «Le succès a dépassé mes espérances», rapporte Matthias. Les jeux de piste sont déclinables, si bien que l'idée d'une seconde chasse aux trésors s'est concrétisée sur le thème du cinéma, très présent à Bienne.

Au Brésil

Dans son nouveau jeu de pistes, les titres de film peuvent coller à des noms de restaurant, à l'image du «China Town», dont le patron n'a pas compris la démarche. Au restaurant «Brésil», au contraire, les patronnes Victoria et Jessica Maurer ont joué le jeu, en acceptant dans leur plafond des figurines de Brad Pitt et Bruce Willis.

Déjà promue par les offices touristiques, la vieille-ville n'a pas été incluse dans le jeu de piste, au profit d'un quartier moins connu. Le questionnaire n'est pas aisé et l'emploi du smartphone est prohibé.

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Matthias «Dadais» Grütter fait corps avec les stars de cinéma.

«Cine Trail»

Le «Cine Trail Bienne» devait s'achever à l'«Atomic Café», avec les réponses aux énigmes. Las! Ce petit établissement n'a pas rouvert après le confinement...

Problème supplémentaire: la Covid-19 a réduit la voilure: pas de plus de cinq participants à la fois! Qu'importe, le guide improvisé n'a qu'un but avec son jeu de piste: faire visiter une ville dont il raffole

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23.03.2020
Aventure cinématographique
Bienne   Découvrir la cité seelandaise sous un angle ludique, c'est le but du CineTrail. Ce parcours dédié au septième art est une nouvelle offre proposée par Matthias Grütter, à découvrir depuis samedi.

TEXTE ET PHOTOS MIA DEMMLER
D’origine soleuroise, Matthias Grütter a eu le coup de foudre pour la ville bilingue pendant ses études. Les différents parcours, chasse au trésor ou ArchitecTour qu’il a créés forment sa déclaration d’amour à une région, de son point de vue, trop souvent mal vue.

«L’envie de monter ces tours m’est venue lors d’un repas de famille. Tout le monde me demandait ce que je faisais encore à Bienne alors que j’aurais pu vivre n’importe où. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de prouver que la cité seelandaise est beaucoup plus qu’un endroit dangereux et sale», dévoile Matthias Grütter. Sa toute nouvelle création, le CineTrail, traverse le centre-ville en 24 étapes. Le trajet s’effectue individuellement, à l’aide d’une brochure truffée d’informations. Des indices et des figurines, qui mènent à une question liée au cinéma, sont dissimulés à chaque halte.

La ville sous un autre angle
Parmi les questions: «Qui a composé les musiques des films de Fellini?» ou encore «Qui est le réalisateur de ‹Shining›?» A chaque bonne réponse, le promeneur-cinéphile récolte des lettres. Le but est d’obtenir le nom d’une star et une célèbre citation à la fin de l’itinéraire. «Le CineTrail propose un trajet ludique à travers la ville. Ce n’est pas une visite guidée traditionnelle où je présente chaque endroit. Les participants découvrent par eux-mêmes la ville grâce à la brochure que je leur donne au départ. Mon objectif était que le parcours ne soit pas uniquement réservé aux véritables cinéphiles, c’est pour ça que les films sélectionnés sont des classiques connus par le grand public.»

Je voulais que toutes les époques
et surtout tous les sexes
soient représentés”
MATTHIAS GRÜTTER
CRÉATEUR DU CINETRAIL

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Le parcours permet de redécouvrir des grands classiques du cinéma.

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Matthias Grütter, ici déguisé en J.J. Gittes, interpreté par Jack Nicholson dans Chinatown, son film préféré, est à l'origine du CineTrail

Selon Matthias Grütter, le CineTrail est l’activité parfaite à faire en famille un samedi après-midi. Mais comment l’idée de ce circuit a-t-elle germé dans son esprit? «Un jour, en sortant de la gare de Bienne, j’ai levé les yeux en direction de la rue de la Gare et je me suis aperçu que différents panneaux sont accrochés sur les bâtiments. L’un d’entre eux est une publicité pour la marque Citizen, ce qui m’a immédiatement rappelé le film ‹Citizen Kane›. À partir de ce moment, j’ai commencé à faire plus attention à ce genre de détails quand je me baladais en ville. Par exemple, saviez vous que nous avons notre propre Walk of Fame à Bienne? Oui, au bout de la rue Dufour se trouve une étoile consacrée à Ingrid Bergman!», déclare le guide indépendant. Selon lui, Bienne est la ville parfaite pour accueillir un parcours cinématographique. «Entre le FFFH, le Filmpodium, la guilde biennoise du film, la Lanterne Magique pour les plus petits et le Cinedolcevita pour les seniors, la ville bilingue regorge d’offres liées au cinéma. Je me suis donc dit que les Biennois devaient avoir un certain intérêt pour le septième art.»

Sécurité garantie
Matthias Grütter est lui-même un grand cinéphile, il dit apprécier les films d’auteur tout particulièrement, mais il a essayé de faire en sorte que ses goûts n’influencent pas trop les films mentionnés par le quiz. «J’ai tâché de mettre un maximum de diversité dans les longs-métrages et les acteurs que j’ai choisis. Je voulais que toutes les époques et surtout tous les sexes soient représentés dans ma brochure», explique-t-il. Il tient aussi à préciser que le Coronavirus ne doit pas retenir les gens de tenter le CineTrail. «Le parcours respecte toutes les mesures prises par la Confédération, puis qu’il peut s’effectuer individuellement et à l’air libre. Si les promeneurs ne sont pas des personnes dans un groupe à risque, je pense que faire un petit tour peut même aider à se changer les esprits durant ces jours sombres.»

L’itinéraire entier du CineTrail dure environ deux heures. Pour ceux qui voudraient répondre à toutes les questions, il vaut mieux réviser ses classiques avant de se lancer dans l’aventure.

Et maintenant, à votre tour: moteur,ça tourne!
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13.05.2019

Wie das Bauhaus nach Biel kam

Als vor 100 Jahren in Weimar die Bauhaus-Schule gegründet wurde, drückte sich damit eine Weltanschauung aus: Architektur, Kunst und Leben sollten eine Einheit bilden. Viel davon hat heute einen festen Platz in unserer Kultur. In Biel ist es vor allem die Architektur.
Nandita Boger

Bauhaus vor der eigenen Haustüre

Als vor 100 Jahren das Bauhaus gegründet wurde, war auch in Biel ein neuer Geist erwacht. Das Bahnhofsquartier ist nur ein Beispiel unter vielen für das Neue Bauen. Mit einem Parcours kann man weitere Zeitzeugen besuchen.

In Biel sind die Gedanken des Bauhaus‘ in zahlreichen Gebäuden verwirklicht worden. Ein Grund dafür ist die damalige Stadtregierung. Guido Müller als erstem sozialdemokratischen Stadtpräsidenten gelingt es, das Neue Bauen bei der Bieler Bevölkerung beliebt zu machen. Auch Baudirektor Julius Voegtli und die Stadtarchitekten Karl von Büren und Ernst Berger tragen dazu bei, dass Biel mit moderner Architektur übersät ist.

Gleichzeitig wird mit der Verlegung des Bahnhofs vom Guisanplatz an den heutigen Standort 90 000 Quadratmeter Bauland an bester Lage frei. Das Bahnhofsquartier ist das grösste zusammenhängende Ensemble des Neuen Bauens in der Schweiz. Das Reglement über die Bebauung wird in der Volksabstimmung von 1930 angenommen, obwohl die Vorschriften grosse Einschränkungen in der Freiheit des Einzelnen bedeutet. Stadtgeometer Jean-Felix Villars, Verfasser des Zonenplans, setzt mit seinen Quartier- und Gestaltungsplänen die wichtigsten Voraussetzungen für die moderne Architektur.

Als Bieler Stadtbaumeister war Otto Schaub daran interessiert, die Arbeiterschaft zu unterstützen. Er realisierte als Projektleiter 1932 den Neubau des Strandbads, die Uferpromenade, Schiffländte und den Kleinboothafen. Die Arbeiten wurden durch Arbeitslose in einem Arbeitsbeschaffungsprogramm ausgeführt. Er versuchte, den breiten Massen erschwinglichen und doch qualitativ hochstehenden Wohnungsbau zugänglich zu machen.

1935 baute die Stadt Biel die Werkshallen hinter dem Bahnhof, um in der krisengeschüttelten Region Arbeitsplätze zu schaffen und vermietet sie an General Motors (heute Centre Bahnhof). Das Gebäude ist Sinnbild für die Nüchternheit des Funktionalismus. Der damalige Stadtbaumeister Otto Schaub sagt: «Schönheit und Funktion sind nicht mehr zwei getrennte Begriffe, als schön wird das funktionell Richtige empfunden». Als vor zehn Jahren die Schule für Gestaltung in den Kopfbau der Fabrik an der Salzhausstrasse zog, war das ein Glücksfall. Die grosszügige

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Raumhöhe und lichtdurchfluteten Räume machen ihn zum idealen Ort für den Unterricht der Gestalter. Dies und mehr erfährt, wer im Stadtparcours von Matthias Grütter den Bauten der Moderne nachspürt. Für Laien verständlich hat er einen Stadtführer entwickelt, der auf abwechslungsreiche Weise Informationen vermittelt.
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13.4.2019 
Stadtführer macht auf die wichtigsten Gebäude im Bauhaus-Stil aufmerksam
Zum hundertsten Geburtstag der Bauhaus-Gründung gibt es einen Bieler Stadtparcours zum Bauhaus-Stil.
von Fränzi Zwahlen-Saner - az Solothurner Zeitung

Am 12. April 1919 wurde in Weimar vom Architekten Walter Gropius das Bauhaus gegründet. Die Kunstschule wurde nach ihrer Übersiedelung nach Dessau zur einflussreichsten Bildungsstätte für Architektur, Kunst und Design im 20. Jahrhundert. Was viele nicht wissen: Nach Tel Aviv ist Biel die einzige Stadt, in welcher der Architekturstil des Bauhauses, auch Neues Bauen genannt, seinen grössten städtebaulichen Niederschlag fand. Zwar haben hier nicht die bekannten Star-Architekten wie Le Corbusier oder Mies van der Rohe gearbeitet. Aber alle damals tätigen regionalen Architekten nahmen die Formen und Prinzipien des Bauhauses auf und realisierten sie.

Warum ausgerechnet in Biel?

«Es kam in den zwanziger und dreissiger Jahren des letzten Jahrhunderts in Biel vieles zusammen, was die städtebauliche Entwicklung für das Neue Bauen förderte», erklärt Matthias Grütter (55), der einen Stadtparcours zum Bauhaus-Stil in Biel verfasst hat. Der Sozialdemokrat Guido Müller (1875-1963), ein Anhänger dieser Architekturströmung, war seit 1921 Stadtpräsident. Biel erlebte zu jener Zeit eine grosse Wachstumsphase. Die umliegenden Gemeinden Vingelz, Bözingen, Mett und Madretsch wurden zwischen 1900 und 1919 eingemeindet; die Einwohnerzahlen stiegen also. Nachdem der neue Stadtpräsident die Schulden abgebaut hatte, wurde begonnen, das Stadtbild zu erweitern, neue Arbeitsplätze und Wohnungen zu bauen.

Am Anfang stand die Verlegung des Bahnhofs vom Guisanplatz an den heutigen Standort. So entstand ein neu bebaubares Gelände das zusätzlich durch die Regulierungen der Aare und der Schüss erweitert wurden. Ganze 90'000 m2 sollten neu bebaut werden. Müller versammelte dazu eine Reihe gleichgesinnter Politiker, Stadtplaner und Architekten um die neuen Quartiere «aus einem Guss» zu realisieren. «So entstanden nicht nur Einzelbauten, sondern ganze Quartiere und

Strassenzüge, öffentliche und industrielle Bauten, alle im neuen Bau-Stil. Als einzige Stadt erhält Biel 1930 Sonderbauvorschriften, welche Flachdächer für obligatorisch erklären», weiss Grütter.

Die damals entstandenen Hotels, das Volkshaus, Tramstationen, etliche Mehrfamilienhäuser, Gewerbe- und Industriebauten sind noch heute zu sehen. «Abgesehen von einigen Häusern, die in den Achtziger und Neunziger Jahren verschwanden, hat man bis heute zu dieser Bausubstanz Sorge getragen», freut sich Grütter. Wesentlich zum Erhalt habe sicher auch die Expo.02 beigetragen, meint er. «Damals hat man vieles neu erkannt, restauriert und unter Schutz gestellt.»

Die typischen Bauformen

Zu erkennen sind in Biel die Gebäudeformen, die für den Bauhaus-Stil typisch sind: Glatte neutrale Fassaden, Balkone in Beton, oft folgen die Bauten dem Strassenverlauf, die Treppenhäuser sind durch Glas sichtbar, Lifte in runden Anbauten angebracht, die Fensterfronten streng geometrisch angeordnet. Oft sind die Fassaden in den unterschiedlichsten Farben gestrichen: Alle Grün-, Blau-, Gelb- oder Rottöne, aber auch Weiss und Grau sind möglich.
Damit der interessierte Laie diesen Bauten folgen kann, hat Matthias Grütter die Broschüre «ArchitekTour Biel» realisiert. Ein Stadtführer der besonderen Art, mit welchem man auf alle wichtigen Bauhaus-Gebäude aufmerksam gemacht wird und spielerisch Informationen darüber bekommt. «Es war mir wichtig, auf einige Gebäude aus der vorherigen Gründerzeit und der Epoche nach dem Bauhaus-Stil aufmerksam zu machen.» Der gebürtige Solothurner Grütter lebt seit vielen Jahren in Biel und sagt: «Je besser ich die Stadt kennenlerne, umso lieber wird sie mir». Vor einiger Zeit hat er bereits den «Stadtparcours Biel», eine City-Tour mit Quiz und die «Schatzsuche Biel», eine Schnitzeljagd durch die Stadt konzipiert.
Die Broschüre ArchtekTour Biel kann bei Matthias Grütter bezogen werden. Die Rundgänge sind alle selbstständig und etappenweise absolvierbar.

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Images: Le Matin/Sébastien Anex

22.03.2019
Prêt pour un petit tour architectural à Bienne?
Matthias Grütter a mis en place divers parcours au travers de la ville de Bienne.

Par Vincent Donzé

La Coupole en miniature: haut-lieu alternatif depuis un demi-siècle, le dôme du Centre autonome de jeunesse possède une réplique miniature à la vieille-ville, à l'enseigne du designer Felix Mosimann, créateur d'objets de lumière à la place du Ring 13.

Au Bar Hasard de la rue de la Gare, café de style italien aménagé en 1993 par le constructeur métallique Jean-Marc Cuanillon dans une ancienne mercerie de 19 m2, ce qui l'a fait percevoir un temps comme le plus petit bar de Suisse.

Place Centrale, entre le M et le P de l'enseigne Campari, dont la lumière ne fonctionne plus et dont le R a été remplacé après avoir menacé de tomber, ce qui a nécessité l'intervention des pompiers, suite à quoi la lettre déposée dans le corridor de l'immeuble a été dérobée.

Entre ses doigts, sur la tour du Palais des Congrès construit en 1966 par l'architecte Max Schlup sur le modèle du siège des Nations Unies à New York, on distingue deux portes borgnes reliées par un escalier, sculpture en acier et en aluminium réalisée en 2009 par le duo d'artistes Lang & Baumann.

Dans la cour intérieure de la Maison Farel, autre réalisation de l'architecte Max Schlup, cette fois pour la paroisse réformée, avec une préférence pour le béton, l'acier, le verre et... l'eau, dans un bassin qui reflète bien l'esprit du temps, en 1959.

En route vers la Maison du Peuple et sa Rotonde, une maison en béton armé revêtu de briques rouges qui symbolise la ville ouvrière,

mais qui abrite désormais le conservatoire de musique, loin des préoccupations syndicales de 1932 et de la faillite de leur coopérative en 1975.

Méditation devant le boa organique en construction pour la marque horlogère Swatch, présenté comme un dragon par l'architecte japonais Shigeru Ban, lequel a travaillé à la rue Jakob-Stämpfli pour Omega avec une sensibilité écologique et l'emploi du bois.

Un abribus appelé champignon, à la place du Jura, avec les courbes chères en 1933 à l'architecte Ernst Berger, avec une cabine téléphonique recyclée en bibliothèque gratuite où chacun peur amener ou emporter un livre en français, en allemand ou dans la langue de son choix.

Ton sur ton, devant la ‹Jurahaus› qui a retrouvé en 2015 son bleu original de 1930, de manière à respecter l'héritage culturel plutôt qu'à correspondre aux goûts du jour, dans une ville qui s'est distinguée en ordonnant au propriétaire d'une maison peinte en orange de changer de ton...

Matthias Grütter travers la rue de la Gare, illustration magistrale du style Bauhaus, avec des appartements aux volumes généreux derrière des façades modestes et au rez-de-chaussée, des commerces qui respectent l'arrondi des vitrines en les mettant en valeur et d'autres pas.

Le Bauhaus est une école d'art, de design et d'architecture née en Allemagne qui célèbre cette année son centenaire et dont l'influence est encore grande, basée sur un manifeste fondateur à la croisée de dadaïsme, de l'expressionnisme, du constructivisme et de l'abstraction géométrique.

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14.04.2019
Info Flash
Auf den Spuren des Bauhauses. Vor genau 100 Jahren wurde dieser Architekturstil gegründet - Biel gehört zu den Städten mit den meisten Bauhaus-Gebäuden.
Link zur Sendung (0:00 bis 3:30)   
14.04.2019
Info Flash
Sur les traces du Bauhaus. Ce style architectural, né il y a 100 ans, a la cote à Bienne.
Lien pour l'émission (0:00 à 3:20)   
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3./4. April/avril 2019
Personen · Gens d'ici
Matthias Grütter, 55, lässt die Bieler Bauhaus-Epoche aufleben. Der gebürtige Solothurner drückte die Schulbank an der ehemaligen Kantonalen Verkehrs- und Verwaltungsschule in Biel. «Die Ausbildung ermöglichte mir den Einstieg bei der Post und später bei der Swisscom.» In den Achzigerjahren verkehrte Grütter im «Mausoleum», einem besetzten Haus hinter dem heutigen Bielerhof. Von hier hatte er freie Sicht auf die Bauhaus-Architektur der Rotonde und des Elite. «Biel hat eine hohe Dichte städtischer Gebäude der 1930er-Jahre», so der unabhängige Stadtführer. Die Standortverlegung des Bahnhofs 1923 schaffte Raum für ein städtisches Bauhaus-Projekt. 
Daraus entstand das Bahnhofquartier, für welches Biel 2004 den Wakkerpreis erhielt. Geburtsstunde der Kunstschule «Bauhaus» war der 12. April 1919, also genau vor 100 Jahren. Im Laufe dieses Jubeljahres bietet Grütter unter anderem eine «ArchitekTour» an. Diese führt zu Gebäuden, Inschriften, Skulpturen und Details einer Ära, «in der Funktion und Farbe vorrangig waren vor der äusserlichen Ästhetik».
Ausgangspunkt des Parcours ist der Bahnhofplatz, täglich von 9-18 Uhr.


Matthias Grütter, 55 ans, revisite l'époque moderniste de Bienne. Ce Soleurois de naissance a fait ses classes à l'ancienne École cantonale d'administration et des transports de Bienne: «Elle m'a permis d'accéder à la Poste, puis chez Swisscom». Dans les années 90, il a rendu visite au «Mausoleum», le squat derrière l'actuel Bielerhof. De là, sa vue portait sur l'architecture Bauhaus de la Rotonde et de l'Elite. «Bienne recèle une grande concentration de bâtiments urbains des années 30», révèle ce guide indépendant. Et d'expliquer que le repositionnement de la gare en 1923 a fait place à un projèt urbanistique issu de cette école d'art. Le Bauhaus est né le 12 avril 1919, soit il y a 100 ans exactement. Tout au long de cette année, Matthias Grütter propose, entre autres, des visites baptisées «ArchitecTour» jalonnées de constructions, inscriptions, sculptures et détails d'une époque «où la fonction et la couleur primaient sur l'esthétique extérieure». Départ tous les jours depuis la place de la gare, de 9 à 18 heures.

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GÉNIAL   Il s'improvise guide et dit tout son amour pour Bienne
Guide autoproclamé, sans soutien d'aucune sorte, Matthias Grütter présente tout ce qui fait de Bienne une ville exceptionnelle. «Le Matin» l'a suivi de surprise en surprise.
Par Vincent Donzé, 24.03.2019

Avec sa bécane estampillée «Stadt Parcours Biel», Matthias «Dadaïs» Grütter (55 ans) est captivant. Il s'est pris en main et invente un jeu de pistes, sorte de chasse aux trésors pour vanter les mérites de sa ville. Avec un faible pour l'architecture en général et le Bauhaus en particulier.
Le déclic s'est produit l'an dernier, à l'occasion d'une fête à organiser pour une famille éparpillée: «On m'a dit le dégoût ressenti pour Bienne, ville de drogués, de criminels et d'assistés. J'ai eu envie de corriger le tir, loin des stéréotypes», explique Matthias Grütter.

Attraction touristique
Résultat: un parcours jalonné d'énigmes dans des coins connus et des recoins méconnus, avec en guise de fil rouge un code jaune à trois chiffres. «Ca m'a pris un temps fou», rapporte Matthias Grütter. Tant qu'à faire, il a soigné les détails pour en faire une attraction touristique à 19 francs par participant. Son «Stadt Parcours Biel» ne bénéficie d'aucun soutien, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Et pourtant, quel

ambassadeur! Matthias Grütter ne fait rien d'autre que vanter le charme de Bienne, ville Bauhaus par excellence: «Par modestie, on n'en fait pas tout un plat, mais aucune autre ville ne possède un tel potentiel», assure-t-il.

À pied ou à vélo
En partant du parc municipal pour aboutir à la rive du lac, Matthias Grütter guide des familles, des groupes et des classes, à pied ou à vélo, dans 24 endroits qui valent le détour. N'étant pas architecte, Matthias Grütter s'est documenté en consultant des architectes, des propriétaires, des bibliothécaires et des archivistes. Un travail minutieux qui a débouché sur une brochure intitulée «ArchitecTour - Découvrez le modernisme de Bienne».

Qualité de vie
«J'aime Bienne et sa qualité de vie exceptionnelle, surtout en matière culturelle», martèle Matthias Grütter, qui a découvert l'architecture en pratiquant la photographie. Le 12 avril prochain, il fêtera officiellement le centenaire du Bauhaus, lui qui vit dans un immeuble construit avant 1919.

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Canal 3 est la station de radio locale bilingue de la région biennoise.

21.03.2019 Bauhaus à Bienne
A l'occasion des 100 ans du Bauhaus, Matthias Grütter nous emmène à la découverte des bâtiments biennois issu de ce courant architectural.

21.03.2019 Journal du matin
Découvrez Bienne à travers l'école architecturale Bauhaus! à 2:20



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27.08.2018
A la recherche de codes secrets au coeur de la ville
Bienne   Matthias Grütter a imaginé un parcours jalonné d'énigmes qui conduit les participants aux quatre coins de la ville. Une manière de découvrir certains aspects méconnus de la cité seelandaise.

Par Carmen Stalder / traduction Marcel Gasser

Cherche le code jaune à trois chiffres près du Pavillon.

Telle est la première mission du Stadt Parcours Bienne, un parcours à travers la ville imaginé par Matthias Grütter. La balade emmène les participants à la découverte de places connues et de coins plus cachés de la cité seelandaise. Le but est de découvrir des codes secrets et de répondre à des questions. Au passage, on apprend une foule de choses sur la ville. Le départ a lieu dans le Parc municipal, en présence de l'initiateur de ce quiz urbain, Matthias Grütter, 54 ans.
Sur place et en personne, il explique aux participants le fonctionnement de toute l'affaire. Le parcours est jalonné de 24 points répartis dans toute la ville. Il s'agit tantôt de découvrir des lettres jaunes, tantôt de parvenir à reconstituer un code à partir d'une plaque signalétique ou de l'année de construction qui figure gravée sur la façade d'un immeuble. Une fois le code trouvé, on cherche alors dans la brochure conque par Matthias Grütter la question correspondante du quiz. A chaque point, il s'agit ainsi de découvrir la position du point suivant.

Tout ça pour la famille
C'est la perspective d'une fête familiale qui a donné lui l'idée de ce parcours à travers la ville. Dans quelques semaines, toute sa famille, à savoir und cinquantaine de personnes provenant de toute la Suisse, prévoir de se réunir à Bienne. Il fallait donc trouver une activité pour divertir ces oncles, tantes, père et mère, grands-parents, neveux et autres cousins. Mission délicate, car certains ne lui ont pas caché leur réticence à venir à Bienne. „Oui, quelques membres de ma famille se font une mauvaise image de la ville“, explique-t-il. „Alors je me suis dit que j'allais la leur montrer sous la forme d'un jeu de pistes.“
Il s'est rapidement avéré que son projet lui donnerait plus à faire qu'il ne l'avait imaginé. Car Matthias Grütter ne s'est pas contenté de placer

des points sur une carte: Il a récolté une foule d'informations d'ordre historique, culturel, politique ou architectural relatives à tous les endroits sélectionnés.

Trois mois de travail
Tout ce qui touche à la vie des Bionnois lui a paru digne d'intérêt. „Cela m'a pris trois mois, car il a fallu faire des recherches dans les livres et sur internet. Souvent même j'ai dû parler avec les gens du coin et procéder par recoupement“, poursuit-il.

Au pied de la statue en fer se trouve une clé à molette, sur laquelle figure un nom. De quel nom s'âgit-il?

Parfois le parcours pose une question. Parfois les lettres jaunes sautent aux yeux, parfois la recherche dure un peu plus longtemps, mais le quiz ne plonge personne dans le désespoir. Même les enfants peuvent participer au parcours et y prendre du plaisir. Depuis ce printemps, plus de 40 amis de Matthias Grütter ont testé son parcours. „Je n'ai eu que des retours très positifs“, précise-t-il.

A pied ou à vélo
L'offre s'adresse aussi bien aux Biennois qu'aux visiteurs de l'extérieur. Sans parler des classes d'école. Le tour peut s'effectuer à pied ou à vélo.

Sur la partie gauche du port de petite batellerie, au bout du quai, tu trouveras ce que tu cherches.

Entre la ville et le lac, la balade de trois heures permet de découvrir les charmes de Bienne, „une ville qui offre une qualité de vie exceptionelle“. La tribu des Grütter se retrouvera donc bientôt au Pavillon avec, espérons-le, une meilleure image de la ville de Bienne.
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18.08.2018

Auf der Suche nach den geheimen Codes

Biel   Eigentlich wollte er nur seiner Familie die Vorzüge von Biel zeigen. Aus einer spontanen Idee hat Matthias Grütter einen Stadtparcours mit versteckten Codes, Quizfragen und interessanten Fakten zusammengestellt. Bald hat sich gezeigt: Daran haben auch die Bieler Freude.

Sommerserie Letzte Folge. Das BT beleuchtet den Tourismus in der Region aus verschiedenen Blickwinkeln.

Carmen Stalder

Suche den dreistelligen gelben Code beim Pavillon.

Mit dieser Aufgabe beginnt der Parcours. Die Tour mit Quizfragen führt quer durch Biel, von bekannten Plätzen zu etwas versteckteren Ecken. Start ist im Stadtpark, wo der Bieler Matthias Grütter bereits wartet. Der 54Jährige ist der Erfinder des Stadtparcours. Vor Ort erklärt er den Quizfans gleicht selbst, wie sein Projekt funktioniert.

24 Checkpoints gibt es über die ganze Stadt verteilt. An einigen sind gelbe Buchstaben versteckt, an anderen müssen sich die Teilnehmer mit Hilfe von auf Fassaden angebrachten Jahreszahlen und Namensschildern eine Lösung zusammenreimen. Wer den Code gefunden hat, sucht in der von Grütter gestalteten Broschüre die dazugehörige Quizfrage.

Wann wurde das Haus mit der Hausnummer23 erbaut?

Die Suche geht los. Irgendwo an besagtem Haus muss sich eine Inschrift befinden. Der Blick wandert in die Höhe, nach links und nach rechts. Bis er auf einer Steinplatte landet, in der die Zahl eingraviert ist. Die Lösung ist gefunden, das Kästchen abgehakt. Nun heisst es, die Position des nächsten Checkpoints herauszufinden.

Alles wegen der Familie

Auf die Idee des Stadtparcours ist Grütter wegen eines Familienfests gekommen. In ein paar Wochen trifft sich seine Familie in Biel: Um die 50 Onkel und Tanten, Mütter und Väter, Grosseltern, Neffen und Cousinen aus der ganzen Schweiz. Und die  wollen irgendwie unterhalten werden. Manche von ihnen sind dem Treffen in Biel gegenüber skeptisch eingestellt. «Es hat ein paar Leute in meiner Familie, die ein schlechtes Bild von der Stadt haben», sagt Grütter. Also hat er sich überlegt, ihnen sein Zuhause zu zeigen – und zwar mit einer Schnitzeljagd.

Das markante Runddach auf dem Zentralplatz war früher eine Wartehalle des ehemaligen Tramnetzes. Heute gibt es noch acht davon, aufgrund ihrer Form auch «Pilze» genannt.

Bald stellte sich heraus, dass sein Vorhaben mehr zu tun gab, als ursprünglich angenommen. Denn Grütter begnügte sich nicht damit, ein

paar interessante Punkte auf einer Karte zu markieren. Er stellte vielmehr zu jedem Ort Hintergrundinformationen zusammen, mit historischen Begebenheiten, Informationen zum kulturellen und politischen Leben der Stadt, architektonischen und verkehrlichen Fakten. «Das war ein riesiger Aufwand», sagt Grütter. Insgesamt drei Monate hat er schliesslich an seinem Stadtparcours gearbeitet. Er hat im Internet und in Büchern recherchiert, mit Menschen vor Ort gesprochen, «die Infos kreuz und quer zusammengetragen».

Auf der Eisenskulptur liegt am Boden ein Schraubenschlüssel. Darauf steht ein Name. Welcher?

Manchmal stechen einem die gelben Buchstaben an den Checkpoints direkt ins Auge, manchmal dauert die Suche nach der Lösung länger. Verzweifeln lässt einen das Quiz aber nie. Nicht nur Erwachsene, sondern auch Kinder sollen schliesslich am Parcours teilnehmen können und dabei Spass haben.

Wenn du den Gaskessel von der Seite des Kongresshauses aus betrachtest, siehst du auf dem Dach das abgeschnittene Rohr. Tritt näher.

Zu Fuss oder per Velo

Seit dem Frühling haben 40 bis 50 Bekannte von Matthias Grütter den Parcours ausprobiert und als gut befunden:«Die Rückmeldungen waren sehr positiv.» Das Angebot richtet sich sowohl an auswärtige Besucher als auch an Bielerinnen und Bieler – und neu zusätzlich an Schulklassen. Die Tour kann zu Fuss oder mit dem Fahrrad absolviert werden. «Wer den ganzen Parcours gemacht hat, kennt die Stadt wohl besser als viele Bieler», ist Grütter überzeugt.

Auf der linken Seite des Barkenhafens findest du am Ende des Stegs, was du suchst.

Auf der Tour zwischen Stadt und See sollen die Teilnehmer die schönen Seiten von Biel kennenlernen. «Die Stadt bietet unglaublich viel und hat eine hohe Lebensqualität. Genau das will ich vermitteln.» Die ganze Tour dauert rund drei Stunden, dazwischen können beliebig viele Pausen eingeschoben werden. Ambitionierte Teilnehmer können sogar noch eine Extraschlaufe zum Pavillon einlegen. Der Schluss des Parcours befindet sich am See. Und dort wird sich schon bald Grütters Familie einfinden – hoffentlich mit einem neuen Bild von Biel.